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    • Béatrice «Betty» Bonifassi est née à Nice dans le sud de la France, d’un père d’origine italo-corse et d’une mère serbe. Ce métissage génétique plutôt singulier, contribue d’ailleurs probablement à donner à sa voix cette fameuse texture riche, profonde et mélancolique, cette musicalité si particulière, remarquable entre toutes.

      Mais, si les qualificatifs engendrés par la voix de Betty sont toujours spectaculaires, le parcours de la chanteuse n’est pas banal non plus. Toute petite, c’est par la danse qu’elle fait l’apprentissage de la musique, lors de cours de ballet classique qu’elle suivra pendant plusieurs années. Toutefois, ce sont les disques de son père, un fan de jazz et du soul des années 70, (de Nina Simone et de Sly and The Family Stone), qui lui donnent envie de commencer à chanter, alors qu’elle entame à peine l’adolescence. Très vite, Betty forme un groupe et commence à jouer dans les bars et les clubs de jazz de la Côte d’azur, ce qu’elle fera pendant près d’une dizaine d’années, provoquant des rencontres marquantes, (Tina Turner), et apprenant à la dure le métier de musicienne qui, elle le sait désormais, sera le sien. «Les chanteuses de soul m’ont bien entendu influencées, dira Betty, des années après ses débuts. Mais, celui qui m’a le plus marqué à cette époque, c’est le trompettiste Chet Baker. J’ai beaucoup appris de lui, en écoutant sa façon très originale d’approcher le chant.»

      En 1997, alors qu’elle tourne un peu partout en Europe, sur un coup de tête, Betty décide de suivre une amie jusqu'au Canada et débarque à Montréal, ville de musique, avec le projet d’y passer quelques semaines de vacances. Sans le savoir, elle vient en fait de donner un grand coup de barre à son destin. À peine arrivée, alors qu’elle sort un soir dans un club de jazz, elle fait la rencontre coup sur coup de Benoit Charest et de Maxime Morin, deux musiciens avec qui elle se lie rapidement d’amitié. Elle entame alors un cycle musical très prolifique. C’est en effet avec ces deux compositeurs qu’elle créera quelques années plus tard deux disques majeurs : la célébrée trame sonore du film Les Triplettes de Belleville avec Benoit Charest, dont la fameuse chanson Belleville Rendez-Vous, qu’elle défendra brillamment, toute en voix, jusqu’à à la scène des Oscars en février 2004, et puis, l’année suivante,   Chill’Em All de Maxime Morin, (Champion), un bijou de musique électronique et de chant soul, un amalgame séduisant et novateur, qui l’amènera à chanter au grand Événement du festival de jazz de Montréal en juillet 2005, puis partout sur les scènes d’Europe, du Canada et des Etats-Unis, dans un spectacle qui a soufflé les foules pendant une longue et fructueuse tournée, qui allait durer trois ans.

      C’est à cette époque que Betty rencontre Jean-Philippe Goncalves, un autre montréalais, batteur au talent remarquable et arrangeur prisé (Ariane Moffatt, Pierre Lapointe, Lauryn Hill). Elle décide de former avec lui le groupe Beast, un métissage de musique électronique teintée d’influences industrielles, de poésie noire et de rock bien senti. Avec son album éponyme lancé en 2008, le duo allait séduire la critique et le public canadien, obtenir un disque d’or et une nomination au Grammy Awards, tourner partout en Europe (Angleterre, Allemagne, France, Belgique), impressionner Nagui sur le plateau de la célèbre émission française Taratata et aboutir sur la scène du Grand Événement du Festival de jazz, en juin 2010, dans un spectacle d’une grande modernité, pour lequel Betty allait d’ailleurs recevoir le titre de «seule femme à avoir chanté deux fois lors d’un Grand Événement au Festival de jazz», dixit Laurent Saulnier, directeur de la programmation du festival.

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