Biographie

Galerie photos

« On peut décrire le gentleman-chanteur comme acrobate du verbe, jongleur de la rime et amoureux d'une langue seconde devenue première; interprète sensible, guitariste autodidacte, musicien périphérique et mélomane maniaque; empêcheur de penser en rond, érudit distingué, animateur engagé, humoriste patenté et philosophe modeste; petit blond au front lunaire, aux lunettes rondes et aux allures stoïques… »

Éric Moreault, Le Soleil, 2000

Personnage unique sur la scène de la musique populaire québécoise, Jim Corcoran s'y distingue en effet depuis 1971 par la rigueur artistique associée à sa musique, à ses chansons. En plus de son talent reconnu pour les mots justes et les mélodies bien fignolées, l'auteur, compositeur et interprète s'avère également un conteur à l'humour savoureux, doublé d'un animateur hors pair. Théâtral au besoin, il a campé le personnage de David dans l'opéra romantique Nelligan de Michel Tremblay et André Gagnon. Jim donne de plus libre cours à l'Irlandais en lui quand il s'improvise vidéaste pour plusieurs de ses propres clips. Plutôt flexible, il a d'ailleurs redéfini le pas de deux avec la réputée danseuse Louise Lecavalier.

Folk, blues et rock, Jim a enregistré une grande partie de ses trois derniers albums dans le sud des États-Unis, notamment à Nashville et Memphis. Révélé dans les années 70 au sein du duo Jim et Bertrand, tandem majeur qui nous a légué de nombreux succès à travers cinq albums dont Île d'entrée, La tête en gigue et À l'abri de la tempête, Jim Corcoran poursuit une carrière solo depuis 1981, l'année de la sortie de l'album Têtu. En 1983, il lance l'album Plaisirs qui connaîtra à son tour une bonne réception. Le parcours de Jim Corcoran connaît toutefois une véritable ascension au milieu des années 80.

Le troisième disque du Sherbrookois d'origine, Miss Kalabash, enregistré à Memphis en 1986, a été unanimement louangé par la critique tant pour la richesse des textes que pour la rigueur technique des arrangements.

« Miss Kalabash regorge de trouvailles intelligentes, sensibles et drôles » Voir.

En 1990, Jim lance Corcoran, un album où il flirte avec la langue, s'adonne à d'audacieux exercices de style et emprunte 76 verbes pour « C'est pour ça que je t'aime » et 47 secondes pour « Je me tutoie ».

Après le spectacle Les liaisons acoustiques (1992) avec l'excellent guitariste Bob Cohen, spectacle fort en thème où l'humour (toujours) percutait la virtuosité (encore), Jim Corcoran lançait en 1994 Zola à vélo, son cinquième album. Une oeuvre mature tant par la qualité de l'écriture que par la musique. Caustique, Jim Corcoran a la lettre musclée. D'ailleurs, les choses raffolent qu'il les repère. Avec son oeil, elles ont un autre profil. Une façon unique de nous faire des signes.

Après la soirée « Carte blanche à Jim Corcoran » où il accueillait ses invités spéciaux aux FrancoFolies de Montréal de 1994, Jim y était de retour en août 1995 avec une supplémentaire de son nouveau spectacle inauguré à Montréal au printemps de la même année. Adoptant la formule du trio accoustique en compagnie du guitariste Pierre Côté et du bassiste Daniel Hubert, il y transformait ses compositions grâce à des arrangements inédits et surprenants. Depuis, Jim a offert ce tour de chant dans plusieurs villes du Québec ainsi qu'en France où il a participé au Festival de Marne en octobre.

Avec la parution, au printemps 1996, de son sixième album solo intitulé Portraits, Jim Corcoran confirme sa place au rang des meilleurs auteurs-compositeurs de la scène québécoise. Reprenant le format musical qui a fait le succès de sa dernière tournée et incluant une sélection de chansons qui ont marqué sa carrière, cet enregistrement studio capture toute la magie de ses prestations sur scène. Le succès a été tel qu'il s'est alors transporté en Europe où il a participé à divers festivals, tout en collaborant à la production Quidam, du Cirque du Soleil, de même qu'avec René Dupéré.

« Jim Corcoran mène une carrière à son goût, en sachant s'éclipser pour revenir avec du neuf. Il dit qu'il fait les choses "de façon presque clandestine" : la chanson ici, l'écriture là, l'animation en parallèle. (…) En homme qui apprécie les artistes conséquents, Jim Corcoran est le plus conséquents de tous, car il n'a de cesse de s'émerveiller de la langue française, de tendre vers une maîtrise de ses pièges et de partager le fruit de ses coups de foudre et de ses convictions. » Michèle Laferrière, Le Soleil, 2000

À l'automne 2000 l'ami Jim lance son dernier album, ayant pour titre Entre tout et moi. Ce septième disque solo de l'artiste est à la fois rigoureux, profond et rafraîchissant, plongeant dans les dédales de la vie et de l'amour avec un style incisif, un verbe peaufiné et introspectif.

C'est un Jim Corcoran des plus énergiques qui nous est revenu en avril et mai derniers, après avoir effectué une tournée avec le chanteur français Mathieu Chédid, alias M, laquelle l'a amené à se produire (entre autres) sur la scène de l'Olympia de Paris !

Entouré des complices Daniel Hubert (basse), Pierre Côté (guitare) et Francis Fillion (batterie), il nous présentait alors un tout nouveau spectacle plutôt rock n' roll, en proposant un regard neuf sur ses chansons. Belle façon de souligner ses trente années de carrière dans la musique ! Les critiques ont été à ce point dithyrambiques que deux supplémentaire furent ajoutées, l'une à Québec, l'autre dans la métropole. Peut-être plus enthousiaste que jamais à l'idée de livrer ses chansons, le chanteur entreprend dès cet automne la tournée Entre tout et moi, qui l'amènera à se produire un peu partout dans la province.

Artiste intègre, Jim Corcoran exploite au maximum toutes les possibilités que renferment chacune de ses démarches artistiques. Il ne s'autorise aucune demi-mesure et sait demeurer fidèle à lui-même. Ouvert à tous les courants musicaux il adore par-dessus tout explorer, pour mieux découvrir. Se ressourcer. Puis partager avec nous... pour notre plus grand plaisir !