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Magneto

Médias

  • Biographie

    • Rick Haworth

      Né en 1955, le guitariste montréalais Rick Haworth fit ses débuts en musique à l'école secondaire en choisissant... la trompette ! Après avoir bourlingué dans divers groupes de jazz-rock et de blues-rock en tant que guitariste, il fait ses études en communication à l'université Concordia. En 1977, arrivent ses premiers engagements professionnels avec Steve Faulkner, alias Cassonade.

      Rick Haworth, c'est connu, possède une éloquente feuille de route. Il est probablement le guitariste le plus connu au Québec. Le triomphe modeste, il préfère mentionner quelques-uns de ses plus proches collaborateurs au risque d'en oublier. Bien que Kevin Parent, Zachary Richard, Daniel Bélanger et Lhasa figurent sur sa longue et prestigieuse liste (réalisation, enregistrement, tournée), depuis 1982, c'est sans aucun doute avec Michel Rivard et Paul Piché qu'il est le plus fortement associé : depuis 1982, donc, tous les albums de Piché et tous ceux de Rivard, et à quelques exceptions près, toutes leurs tournées. Et des centaines de cordes de guitare remplacées.

      Fait cocasse, Rick Haworth a participé aux premières séances d'enregistrement et à quelques spectacles de Corbeau. Ce qui fera dire au principal intéressé, mi-sérieux, mi-blagueur, que sa plus importante contribution à la musique québécoise est d'avoir laissé sa place à Jean Millaire !

      Véritable boulimique de musique, il écoute autant de la musique indienne que les musiques de racines américaines, en passant par Splatterdcell de David Thorn et Miles Davis. Parmi ses guitaristes préférés, on retrouve Ry Cooder, Buddy Miller (Emmylou Harris), Bill Frisell, Kelly Joe Phelps, etc. Sa grande polyvalence musicale l'a amenée récemment à jouer avec l'orchestre polynésien kitsch-lounge d'origine montréalaise Mai Tai Orchestra.

      Rick Haworth est aussi un collectionneur notoire de guitares. Réçemment, à Toulouse, pendant le volet français de l'actuelle tournée The Living Road de Lhasa, il entre avec Mario Légaré dans un magasin d'instruments de musique et passera quelques heures à jouer sur une guitare ayant appartenue à Django Reinhardt !

      Le 19 février dernier, Rick Haworth et Mario Légaré se rendaient à Québec dans le cadre de Rideau afin de recevoir un prix hommage.

      À propos de Magneto :

      « La musique qu'on a concoctée en tant que Magneto n'était pas au service de chansons. C'était la première fois que nous vivions une telle expérience. C'était déroutant de ne pas avoir une structure chanson pour fignoler autour. En ce qui me concerne, l'élément déclencheur qui m'as donné le goût de faire un tel disque, c'est le premier disque de DJ Shadow. Ce n'est pas du jazz, il n'y a pas de mélodies jouées sur un instrument, et pourtant, ça m'a viré à l'envers ! Dans cet esprit, on a fait notre musique d'une façon similaire : on trouve une douzaine de sons cool pis on fait une toune avec ça ».

      « Faire l'album a été un pur plaisir, ce fut une bonne excuse pour passer du temps avec Sylvain et Mario ».

      Mario Légaré

      Né en 1951, le compositeur-bassiste Mario Légaré fut d'abord introduit au grand public comme membre à part entière de la mythique formation Octobre aux côtés de Pierre Flynn, dès 1973, et ce, jusqu'à la dissolution du groupe en 1981. Par la suite, tout comme son comparse Rick Haworth, Légaré fut un rouage important des groupes de Michel Rivard et Paul Piché, qui font encore et toujours appel à ses services.

      Sa longue liste de collaborations rivalise d'emblée avec celle de son copain guitariste, les deux ont un parcours quasi identique : Daniel Bélanger, Yves Desrosiers, Lhasa, Kevin Parent, pour ne nommer que ceux-là. Souverain dans l'univers de la chanson, ses multiples contacts l'ont aussi mené, au hasard de rencontres impromptues, à travailler avec, entre autres, Bori, Robert Léger, Marie-Jo Thério et Michel Faubert. Voilà pour les quelques noms. Parce qu'il y en a d'autres et qu'il serait vain de tous les nommer.

      Si la plupart des observateurs étaient prêts à l'élever au rang des grands musiciens de l'histoire de la musique populaire au Québec, ce qui est sans doute vrai, Légaré lui, préfère souligner la qualité des rapports avec les individus qu'il côtoie, du hasard des rencontres : « d'addition en addition, d'extrapolation en extrapolation, c'est comme ça que se créent les rencontres, dit-il. J'ai rencontré Yves Desrosiers comme ça : Daniel Bélanger perdait Rick (Haworth) comme guitariste durant l'été et Yves l'a remplacé au pied levé. Et ça a cliqué tout de suite ».

      Authentique amoureux de la chanson, il prend un évident plaisir à faire corps avec les textes de ses auteurs-partenaires, totalement disponibles, à l'écoute, prêt à caresser un passage évocateur d'une ligne de basse complice.

      En février dernier, il recevait, à juste titre, tout comme Rick Haworth d'ailleurs, un hommage plus que mérité de la part de Rideau pour son inestimable apport à la musique au Québec.

      À propos de Magneto :

      « Depuis le temps que je connais Rick et Sylvain, je savais que nous pourrions nous permettre une grande liberté d'action au studio de Sylvain. Magneto est un projet fait spontanément, détaché de toutes contraintes, l'idée étant de se faire d'abord plaisir. Et on en a eu ! »

      « Il est vrai que Jean Beauchesne (directeur artistique du Festival d'été de Québec) nous a souvent proposé à Rick et moi un show à nous, avec nos chansons, même si c'était des reprises de John Hiatt ou autres musiciens de racines. On peut donc le considérer comme l'un des instigateurs de Magneto. Puis, chez Audiogram, Patrice Duchesne, Denis Wolff et Michel Bélanger nous ont relancés, puis carrément soutenus. Le projet a ainsi connu une mutation et a évolué. À un moment donné, on a réalisé qu'il fallait se trouver un nom de groupe, donner des titres aux chansons, on était pas habitué à ça ! »

      « Même si l'on a délibérément choisi de rester dans notre petit monde à nous, sans inviter tel ou tel ami chanteur (euse), nous ne gardons pas pour autant les portes fermées : Magneto offre plusieurs possibilités. Étant maîtres de notre navire, se retrouver dans un petit pub, au lieu d'une grande salle, devant des amis, avec nos chansons, a une saveur bien particulière »

      Sylvain Clavette

      Né en 1955, le batteur Sylvain Clavette a appris « sur le tas ». Depuis un quart de siècle, son parcours étoffé de musicien lui aura permis d'acquérir ses lettres de noblesse. Après avoir tâté de toutes les musiques, il entre, en 1983, par la grande porte de la chanson avec l'immortelle Louise Forestier, tout juste revenue de l'expérience Starmania. Avec la chanteuse, il l'accompagne sur scène lors des spectacles suivant la parution des albums Je suis au rendez-vous et La passion selon Louise.Il réalisera par la suite l'album de Louise intitulé De bouche à oreille.

      En 1986, il rencontre Michel Rivard avec lequel il enregistre l'incontournable Un trou dans les nuages, suivi de la tournée. Après une brève collaboration aux côtés de Daniel Lavoie, il entre de plain-pied, au début des années 90, dans le monde de Luc de Larochellière. Du studio à la scène, il sera des aventures Amère america, Sauvez mon âme et Los Angeles, trois disques marquants de l'auteur-compositeur.

      Après avoir réalisé le disque de l'auteur Rioux et consacré une partie de son temps au travail de studio, Rivard fait de nouveau appel à lui, en 1997, pour la tournée de l'album Maudit bonheur. Au passage du nouveau millénaire, son agenda est encore plus chargé : l'émission Studio TV5 (animée par Michel Rivard), qui durera deux ans, une tournée avec Isabelle Boulay, et une autre, majeure, avec Daniel Boucher, au plus fort de l'onde de choc provoquée par son premier disque, Dix mille matins. Il est actuellement en tournée avec ce même Boucher qui présente au public des quatre coins de la province son disque La patente.

      À propos de Magneto :

      « Magneto est un disque qui nous ressemble tous les trois, c'est 100 % cousu main. Nous avons mis beaucoup d'importance dans le traitement des sons et le tout s'est fait sans douleur, sans prise de tête, sauf peut-être quand est venu le moment de choisir les titres des chansons ! C'est la première fois que nous expérimentons de la sorte. Mais avec Rick et Mario, ce n'est pas compliqué : on s'installe, on se branche à nos amplis, pis on joue ! ».

      « Étant donné que le projet émane presque d'un laboratoire, le studio, il faut s'attendre à ce que ce soit différent sur scène, mais notre grande complicité musicale donnera lieu à des échanges tous aussi nourrissants, j'en suis sûr ! »

      « On a pris vraiment notre temps pour faire l'album. Il est arrivé qu'on enregistre des segments de chansons puis qu'on ne se revoie plus pendant deux mois ! Alors, durant ce temps, nous utilisions chacun de notre côté ce que nous avions sous la main pour mieux le peaufiner, le modifier ».

      « Magneto est un album d'ambiances, d'images, et pourquoi pas, de musique de film ».

  • Photos / pochettes

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