Damien Robitaille lance Omniprésent

Sous les tropiques du plaisir, le prince du ludisme, Damien Robitaille, prête une nouvelle fois allégeance aux musiques qui mettent les hanches en mouvement avec Omniprésent, en magasins le 16 octobre. Sur ce troisième album qui, d'un strict point de vue phonétique, s'inscrit dans la continuité de L'homme qui me ressemble et de Homme Autonome, Robitaille démontre éloquemment que, contrairement à la croyance populaire, l'été n'est pas une saison, mais plutôt un état d'esprit qui s'empare des mélomanes dès que les rythmes torrides résonnent.

Ce n'était en fait qu'une question de temps avant que le crooner ne plonge tête première dans la grande mer turquoise des musiques latines. Disciple devant l'éternel de ces sonorités moites et lascives, Damien Robitaille avait jusqu'à aujourd'hui confiné l'expression de cet amour aux limites de son salon, le meilleur des planchers de danse. Cultivant une inébranlable foi dans le pouvoir du soleil sur les chansons, l'auteur-compositeur s'envola donc vers la Floride afin de soumettre aux chauds rayons miamiens ses souriantes élucubrations. C'est là-bas, en compagnie du réalisateur Lone Lebone, un intime des rythmes chaloupés, que Robitaille a enregistré cet album sensuel.

Damien Robitaille ouvre Omniprésent en comparant très justement les jeux de l'amour aux jeux de hasard dans la dansante « Serpents et échelles ». Aucun sujet n'est trop trivial pour le barbu qui rend hommage aux femmes d'expérience dans « Ta maman m'amadoue », revisite le easy listening dans « Quelles sont les chances ? » et chante les charmes de l'altruisme dans « Belle bénévole ». Malgré ses airs de joyeux cabotin, Robitaille ne lève toutefois pas le nez sur des sujets plus « sérieux », en témoignent ce « Mambo métissé », délirante ode au métissage culturel, ainsi que la pièce-titre, amusante méditation sur les affres d'un horaire trop chargé.

De légendaires musiciens de studio ont par ailleurs accepté d'insuffler leur groove imparable à ce troisième album, dont Tony Deville (basse), Domingo Rodriguez (percussions) ainsi que Jimmy Juré (batterie).

Après avoir mis à sa main la soul avec Homme Autonome, Damien Robitaille réaffirme ici que le plaisir se trouve dans l'aventure et que le sur-place est le pire ennemi de l'hédoniste. Il ne pourrait lui-même mieux résumer l'esprit d'Omniprésent que lorsqu'il propose à qui le veut bien de venir « se réfugier au pays de la liberté ».

Une piña colada avec ça?