L’auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste montréalais présente son nouvel album Daystar. Œuvre de maturité artistique, Daystar marque une étape déterminante dans le parcours d’un créateur dont la maîtrise technique sert désormais une intention claire : transformer l’intime en connexion universelle.
Inspiré par la découverte de l’amour « même dans les endroits les plus sombres », Daystar explore la guérison, la vulnérabilité et l’optimisme durement gagné. « Au cours du processus de création, une partie de moi a été guérie, reconnaissant le pouvoir de l’univers », explique Soran.
Le premier simple, 555, incarne cette transformation. Entre refrains superposés sans paroles, textures acoustiques délicates et section rythmique entraînante, la pièce capture l’instant précis où une « situation parfaite » devient réalité — tout en laissant planer la douceur mélancolique du souvenir.
Approchant Daystar comme un prolongement évolutif de son travail précédent, Soran a cherché à créer une œuvre où l’instrumental transcende la barrière linguistique, laissant les paroles « exister dans leur propre dimension ».
La pièce-titre Daystar, née d’une nouvelle relation, conjugue synthés néon hypnotiques et paroles incisives, gravées dans le ciel sonore comme une profession de foi lumineuse. À l’opposé, Luigi, écrite dans la contrainte d’un appartement londonien, mise sur la retenue : voix sobre, harmonies enfouies et instruments effleurés composent une méditation intime.
En Sicile, armé d’un enregistreur Tascam alimenté par batterie, Soran capte le vent à travers les cordes d’une guitare acoustique — une démarche contemplative qui nourrit la texture organique de l’album et nous donne la magnifique pièce Sideways Falling.
Le morceau Telescope aborde avec délicatesse le décès de sa mère, imaginée comme une étoile veillant dans l’espace. Minimaliste et poignant, le titre illustre la capacité de Soran à transformer la perte en lumière radieuse.
Ailleurs, Momentary Good Times évoque un paysage scintillant ralenti en mélodie vaporeuse, rappelant l’importance de savourer les instants fugaces. Sur Secrets, la voix se fragilise et questionne la honte et la peur d’être indigne d’amour, révélant une sincérité brute.
Après l’album (2024), salué pour sa fluidité entre synthé vintage et R&B sophistiqué, Soran poursuit son ascension sur la scène internationale. Il a notamment performé dans des festivals majeurs tels que Osheaga, M for Montreal, South by Southwest et School Night.
En parallèle, son travail de producteur et compositeur l’a amené à collaborer avec nombreux artistes locaux et internationaux ainsi qu’avec des auteurs/compositeurs de renom comme Linda Perry (4 Non Blondes), Y2K (Doja Cat, Jack Antonoff) & Jonah Shy (Shawn Mendes), Afterhrs (Niall Horan, One Direction, Maroon Five), Simon Wilcox (Nick Jonas), SirNolan (Selena Gomez, Alec Benjamin).
Entre Montréal, Los Angeles et Londres, ces deux dernières années ont amené Soran à repenser son processus créatif, passant d’un studio complet à une écriture minimaliste et introspective.
Plus qu’un aboutissement, Daystar se présente comme une déclaration d’intention : celle d’un artiste qui fait de sa virtuosité un vecteur d’émotion, et de son développement personnel un espace de résonance collective.



